BURKINA: FILO 2013 – « Il faut encourager les éditeurs en langues nationales »

8 décembre, 2013 - Envoyé par Ibrahima SARR - Aucun Commentaire - Lu 3 686 fois.

Les jeunes s’intéressent à la thématique de la paix et de la gestion non-violente des conflits Les portes de la Foire Internationale du Livre de Ouagadougou, la « FILO », qui a eu lieu du 26 au 30 novembre 2013 à Ouagadougou viennent de se fermer. Parmi les 63 exposants de la 12ième édition, le SEDELAN a présenté ses publications en collaboration avec deux partenaires, M. Anicet Liliou et M. Ousséni Nikiéma, représentants de « Burkina Lecture », tous deux écrivains passionnés.

  Le stand est fréquenté par beaucoup de jeunes. Cette édition a connu un engouement auprès des élèves du primaire et du secondaire et notre stand était bien préparé pour les accueillir. En particulier les ouvrages sur l’éducation à la paix et à la gestion non-violente des conflits ont attiré la curiosité de ces jeunes ainsi que de leurs éducateurs et de leurs parents. Nous avons eu beaucoup d’échanges et de conversations avec nos visiteurs sur la thématique de la paix.

Parmi les publications du SEDELAN, les contes traduits en Français ont intéressé le grand public. Par rapport aux documents publiés en langues nationales, en Moore, en Dioula et en Fulfulde, l’intérêt était moindre, car selon les propos de nos visiteurs, jeunes et adultes, ils ne savent pas lire en leur propre langue. Effectivement, le grand obstacle est que beaucoup de citoyens burkinabè n’ont pas eu une initiation à la lecture en langue.

Parmi les nombreux visiteurs, notre stand a eu l’occasion d’accueillir le Premier ministre, Luc Adolphe Tiao. Une parole prononcée au cours de sa visite à la FILO mérite d’être citée ici. Il s’est réjoui de l’évolution de la littérature en langues nationales en précisant : « Nous sommes une minorité qui parlons le français et encore une plus grand minorité qui savons le lire. Nous avons fait des progrès en matière linguistique, notamment dans la traduction d’un certain nombre d’ouvrages en langues nationales. Il faut maintenant encourager les éditeurs qui prennent ce risque car le marché n’est pas si important. » (« La Gazette de la FILO », N°30, 30 novembre 2013, p.12)

Les trois partenaires en collaboration : Andreas Göpfert, Anicet Liliou et Ousséni Nikiéma Notre présence à la FILO nous a aussi permis de fouiller stand après stand pour chercher des livres intéressants pour notre bibliothèque universitaire « Alfred Di Ki-Zerbo » à Koudougou. De nouveaux ouvrages vont aussitôt enrichir les rayons de la bibliothèque, en particulier les rayons de lettres modernes et d’histoire. Cela donnera la possibilité aux étudiants de connaître et d’exploiter les publications actuelles et de se lancer sur des pistes et thèmes nouveaux pour faire des recherches scientifiques pertinentes.

Ainsi s’achève la FILO 2013.

Koudougou, le 3 décembre 2013
Andreas Göpfert
du SEDELAN

(Source: http://www.abcburkina.net)

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