« Proposition » de Samba Diouldé Thiam: « révolution » ou miroir aux alouettes?

26 août, 2009 - Envoyé par Ibrahima SARR - 9 Commentaires - Lu 6 716 fois.

imageIntroduction

Un an après la publication de l’article de Samba Diouldé Thiam dans lequel il prônait tout simplement le renforcement de l’hégémonie du wolof dans la société sénégalaise, je me permets d’apporter un point de vue plus élaboré et plus argumenté. D’abord, je dois préciser que j’ai lu la “proposition” dans son intégralité et non sur des dépêches ou résumés qui ne font parfois que dénaturer le réel contenu des textes originaux.

Je ne suis pas d’avis avec ceux qui prônent le silence sous prétexte d’éviter la polémique. Ont-ils vraiment lu le texte de Mr Thiam qui, lui-même est conscient d’avoir ouvert une polémique en l’exprimant en ces termes:

“Les ultras me reprocheront ma proposition que le wolof soit enseigné obligatoirement partout au Sénégal”.

Personnellement je suis choqué par ce terme “ultra” qui veut dire en fait “extrémiste” et qui ne désigne personne d’autre que les acteurs de la langue pulaar qui se battent depuis des décennies pour réduire l’ignorance et l’analphabétisme dans toute l’Afrique de l’Ouest. Ce terme rejoint même la liste déjà abondante des attributs stigmatisants  et accusateurs dont sont victimes ces mêmes personnes dévouées qui font avancer la pulaar lentement mais surement depuis bien avant les indépendances. Nous avons déjà entendu les mots “racistes”, “sectaires” et maintenant le terme “ultra” originellement attribué aux supporters violents et aux hooligans des stades de football.

Mais le débat serait bien pauvre et insipide s’il se résumait en une liste de mots, injurieux ou pas, selon l’intention de leurs auteurs. Le débat est ailleurs.

Politique des langues : Immobilisme ou volonté politique sournoise ?

Le vrai problème de cette proposition “révolutionnaire”, c’est que c’en est pas une. Mr Thiam ne propose rien de nouveau ici car nous suivons l’actualité sur ce sujet depuis longtemps. Tout le monde sait que c’est Mr Abdoulaye Wade, président de la république du Sénégal qui avait lui-même tenu des propos selon lesquels il allait rendre obligatoire l’alphabétisation des sénégalais en wolof. Pour étayer mon propos, je cite ici Mr Mamadou Cissé, un éminent linguiste sénégalais et polyglotte accompli qui a consacré plusieurs écrits sur le sujet des langues nationales:

Depuis l’avènement de l’alternance politique en mars 2000, le président de la République, Abdoulaye Wade, n’a eu de cesse, quoique officieusement, de tenir des propos et d’adopter des attitudes en faveur du wolof. Les déclarations à la presse des membres du gouvernement sont faites en français et en wolof. Une polémique a d’ailleurs éclaté à la suite de propos tenus par le Président selon lesquels il envisageait d’alphabétiser tous les fonctionnaires de l’Etat en wolof. Ce qui fut compris comme une exclusion des autres groupes linguistiques. La présidence s’est empressée d’apporter des éclaircissements, sans toutefois les remettre en cause. (Mamadou Cissé, « Langue, Etat et société au Sénégal »)

Donc il est bien évident que la prétendue proposition de Mr Samba Diouldé Thiam n’est rien d’autre que l’écho des visées qui tendent à renforcer la marginalisation des autres langues que le wolof parfois sous le prétexte fallacieux–rejeté par l’UNESCO -qu’une nation ne peut se développer que si elle parle une seule et même langue !

Le président Wade nous a habitués à cette ruse qui consiste à faire porter le chapeau d’une action controversée à des personnes soigneusement sélectionnées pour justement camoufler les vrais auteurs ou commanditaires. Pire, lorsqu’il s’agit de mesures qui portent atteinte à la communauté peule (haalpulaar), ce sont des haalpulaar même qui sont utilisés pour faire le sale boulot pour parler vulgairement. Nous avons tous en mémoire une autre « affaire » qui rappelle bien des amertumes, une affaire similaire de député et de « loi » dont la paternité est curieusement encore prêtée à un membre haalpulaar  de la mouvance du même président Wade.

. Je trouve grave et dangereux que l’on fasse une politique politicienne qui ne se soucie guère des conséquences qu’elle peut engendrer. Il est donc bien évident que la « proposition » de Mr Thiam est une nouvelle offensive de l’Etat sénégalais visant à aggraver la marginalisation des autres langues. Si Mr Thiam considère que cette « proposition » est révolutionnaire, il ne nous dit pas exactement en quoi elle l’est. L’introduction des langues nationales dans le système éducatif sénégalais est un sujet de débat depuis Senghor.

Il est vrai que l’immobilisme dont parle Mr Thiam est réel tant la volonté politique a fait défaut dans la politique linguistique au Sénégal. Mais à mon avis, cet immobilisme contraste avec le dynamisme avec lequel on laisse mourir les autres langues nationales  au profit de la seule langue wolof. Rien n’a été fait pour permettre aux autres langues de prendre la place qui leur revient dans la société. Mais au contraire tout est fait pour réduire leur présence et leur visibilité dans toutes les sphères de la vie du pays et plus ostensiblement dans les médias officiels sénégalais.

Dans son livre intitulé « Le pluralisme télévisuel en Afrique de l’Ouest » (IPAO, 2008) Mactar Silla dresse un état des lieux sans concession de la diversité dans les médias télévisuels. C’est l’un des meilleurs spécialistes de la question car il a été Conseiller juridique et président de l’Union des radiodiffusions et télévisions nationales d’Afrique (Urtna), directeur de TV5 Afrique, vice-président et directeur général de WorldSpace West Africa, directeur régional d’Africa Online et directeur général de la Radiodiffusion télévision sénégalaise (RTS). Mactar Silla confirme en effet que le wolof bénéficie d’un favoritisme de l’Etat dans les médias de service publicà l’instar du français. Les autres langues n’ont pratiquement pas droit de cité :

Les émissions en langues nationales [sur la RTS] ne comptent que pour 5,4% dans la grille des programmes. Dans ce pourcentage, il faut compter une domination écrasante du wolof, qui n’est pourtant que l’une des six langues nationales admises à la télévision – même s’il est vrai que le wolof est devenu une langue de communication commune à près de 90% des Sénégalais, bien au-delà de l’ethnie wolof elle-même. Les autres langues nationales sont marginalisées.

Comment peut-on ignorer cet état de fait qui s’est installé dans le paysage médiatique ? Est-il plus urgent de parler d’une indispensable mais lointaine introduction des langues nationales comme langues d’instruction dans le système éducatif tout en affectant de nous faire croire que l’on milite  pour le multilinguisme et la pluralité ?

Compréhension de texte : que cache la « proposition » ?

Si nous regardons de près le document signé par Mr Samba Diouldé Thiam, nous constatons qu’il procède méthodiquement du discours démagogique en pointant le français du doigt comme responsable de l’exclusion des langues nationales du système éducatif. Que c’est rassurant pour nous de nous entendre dire que au tout début du texte que « le Sénégal est un pays de diversités ethnoculturelles, linguistiques et religieuses. C’est un truisme de le dire, le fait étant consigné dans la Constitution » ! Et pourquoi ce droit constitutionnel que confère la loi à ces langues n’est pas respecté dans les médias de l’état, garant des libertés ?

Mieux, le texte de Mr Thiam pointe habilement du doigt l’absence de volonté politique et la nécessité d’agir vite. Mais la volonté politique n’a jamais été absente, elle est tout simplement invisible car elle se résume à la suppression progressive de tout ce qui n’est pas wolof, sans tapage, de manière insidieuse. Un célèbre homme des médias du pays n’a-t-il pas dit publiquement qu’ils avaient des consignes claires quant aux quotas des émissions en langues nationales ? Le tout wolof et français, les autres langues comme le pulaar n’ont droit qu’à des miettes ! Si Mr Samba Diouldé peut nous être utile pour faire avancer cet épineux dossier, c’est cela qui serait considéré comme une « révolution ».

D’ailleurs ce refus de donner aux autres langues une place équitable dans les média a des conséquences dramatiques sur les locuteurs de celles-ci. Non seulement une bonne partie de ces citoyens sont privés d’une source d’information vitale, mais pire on commence à entendre des aberrations consistant à dire qu’il était inutile de faire des émissions en pulaar parce que seule une infime partie de la population la parle ! J’ai aussi entendu des inepties comme quoi dans le Fouta, il n’a pas de radios ou de téléviseurs car c’est une région non électrifiée, par conséquent, il est impossible de regarder la télévision. A quoi bon donc, selon le même raisonnement stupide, faire des émissions en pulaar ? Ces personnes ne sont pas que de vulgaires ignorants, non, ils sont aussi victimes du manque de visibilité des autres langues et cultures imposé dans les médias.

La langue maternelle, immortelle et irremplaçable

Maintenant, il est clair que l’urgence n’est pas l’introduction des langues nationales comme moyen d’instruction dans le système éducatif ; et encore moins le « choix » d’une langue nationale comme langue officielle. C’est cette idée même de « choisir » une langue qui est aberrante et contraire à la philosophie du multilinguisme telle qu’elle a été définie dans les textes de l’UNESCO. Tout d’abord, dans aucune recommandation de l’organisation onusienne il est question d’« imposer » une langue à une quelconque communauté. Dans la Déclaration Universelle de l’Unesco sur la Diversité Culturelle, le « respect de la langue maternelle » est préconisé sans aucune ambigüité :

encourager la diversité linguistique – dans le respect de la langue maternelle – à tous les niveaux de l’éducation, partout où c’est possible, et stimuler l’apprentissage du plurilinguisme dès le plus jeune âge ;

Le respect de la langue maternelle est non seulement l’un des fondements des droits linguistiques de tout un chacun, mais il est incontournable si l’on envisage d’utiliser les langues nationales dans le système éducatif car il est impensable que cette instruction se fasse dans une langue autre que la langue maternelle. Toute tentative ouverte ou déguisée d’imposer une autre langue à un quelconque groupe est contraire à ce principe fondamental qu’est le respect de la langue maternelle. Dans l’article 5 de cette même déclaration de l’Unesco l’importance de la relation entre l’individu ou la groupe et sa langue maternelle est exprimée avec force :

Toute personne doit ainsi pouvoir s’exprimer, créer et diffuser ses œuvres dans la langue de son choix et en particulier dans sa langue maternelle ;

Je me rappelle cette scène hallucinante sur la première chaine publique sénégalaise où une animatrice (haalpulaar de surcroit) a interdit à une autre artiste haalpulaar de s’exprimer en pulaar. Elle lui a carrément dit que cette émission était en wolof et qu’elle devait s’exprimer en wolof. Pourtant, dans un pays où l’on clame toujours la paix et la concorde entre les composantes de la population, tout le monde devait apprendre la langue des autres, ainsi le besoin de traduction disparaitra. Pourtant cette chanteuse haalpulaar (qui aurait pu être diola ou soninke) jouit des droits que lui confère la déclaration de l’Unesco dans l’article 5.

Sur quel principe se base donc Samba Diouldé Thiam pour proposer que le wolof soit imposé aux non wolofs ? Et quelle en est la finalité ? A quoi sert l’introduction des langues nationales dans le système éducatif d’après son résonnement ? Valider le choix du wolof comme langue officielle et d’instruction à l’exclusion des autres langues ? Et quelle langue serait utilisée pour enseigner les sciences, les arts, la citoyenneté ? Mr Thiam ne répond pas à la question. Il n’a d’ailleurs dit aucun mot sur le rôle que chaque langue jouerait dans « son » système. Le pulaar serait-il enseigné juste comme une matière dans le Fouta par exemple ou encore une fois le jeune haalpulaar né à Halwaar devrait abandonner sa langue maternelle pour utiliser le wolof durant toute la durée de son éducation ?

Le syndrome du rejet de la langue imposée

L’exemple de la Mauritanie voisine montre que toute politique visant à promouvoir une langue en vue de dominer les autres produits inexorablement un effet de rejet. C’est le cas de la politique arrogante « d’arabisation à outrance » dont les théoriciens voyaient miroiter une Mauritanie où tout le monde ne parle que l’arabe et que cette langue est utilisée aussi bien dans l’éducation que dans la rue ! Cette conception absurde de l’unité d’un peuple par la suppression des différences a été accompagnée par une répression sanglante de toute résistance à l’anéantissement culturel des non « arabes » qui était l’ultime objectif des juntes successives qui ont paralysé le développement du pays depuis 1978.

L’échec de cette politique est éclatant ! Non seulement l’arabisation a échoué dans les régions à dominante pulaar, wolof ou soninké, mais un phénomène curieux a été observé dans les classes où l’arabe est tout simplement rejeté ! Le prof d’arabe lui-même, devant l’attitude unanime des élèves, n’y croyait plus. Il se contente de végéter en attendant la fin du « cours » qui était plus proche d’un cirque que d’une séance éducative. Au niveau de l’élève, la honte d’obtenir des mauvaises notes était présente partout sauf en arabe ! C’était parfois même avec fierté que l’on exhibe son 02 de moyenne générale devant des amis pas moins fiers !

Cette anecdote regrettable du reste est symptomatique du refus collectif des populations du sud de la Mauritanie de se voir imposer une langue qui en elle-même ne pose aucun problème. C’est même dommage que ces élèves aient raté l’opportunité d’apprendre cette langue si importante dans le monde d’aujourd‘hui. Mais à qui attribuer la faute ?

Conclusion : sectarisme ou instinct de conservation ?

Au Sénégal, ainsi qu’en Mauritanie, le wolof est une langue qu’on parle souvent avec plaisir. Sa position de lingua franca au Sénégal est incontestable et incontestée. On avance souvent des chiffres quant au nombre de locuteurs de cette langue : 80, 90 et même 95%. Mais qui a fait des statistiques fiables et incontestables pour avancer des chiffres ? Quel niveau en wolof doit-on avoir pour entrer dans ces pourcentages ? Et pourquoi on ne donne que des pourcentages qui concernent le wolof et pas pour les autres langues ? Autant de question que l’on n’arrête pas de se poser…

La vérité est que la langue wolof jouit d’une grande sympathie au niveau des communautés pulaar. Mais le fait de réclamer l’égalité et le respect de l’équité entre les langues est souvent interprété comme de « l’anti-wolofisme ».  Sur le plan personnel, je suis un défenseur de la promotion de toutes les langues africaines. Je parle et écris parfaitement le wolof, langue que j’ai moi-même enseigné à des wolofs et non wolofs. Cette langue, je la considère comme mienne tout simplement. Et en tant qu’expert dans la codification et la modernisation du pulaar, je pense que tout citoyen doit savoir lire et écrire sa langue maternelle, avec une ou deux langues secondes au choix. Pour moi, ce terme choix est tout simplement fondamental car il est volontaire et motivant. Et tout le monde sait que sans volonté, sans motivation, tout acte d’apprentissage est voué à l’échec. C’est ce terme de « choix », totalement absent dans la « proposition » de Mr Thiam, qui fait toute la différence.

Maintenant, sous quelque prétexte que ce soit, si on essaie d’imposer le wolof au haalpulaars (fulbe), l’effet « arabisation à outrance » ne tardera pas à se manifester ! Si cette introduction des langues nationales dans le système éducatif sénégalais doit se faire à l’image de ce qui se passe aujourd’hui dans les médias, elle n’est rien d’autre qu’un miroir aux alouettes destiné à nous faire prendre des vessies pour des lanternes.

Ibrahima Sarr

Professeur, chercheur, linguiste et pulaarologue

Administrateur du site www.pulaagu.com

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9 commentaires

abdoul-aziz

15 mars 2010 à 14:16    


bon courage!!! car j ai constaté que beaucoup de peul sénégalais s’expriment davantage en wolof qu’en puular; ce qui est vraiment regrettable.il ne s’agit pas bien sûr de rejeter une langue aussi importante que le wolof mais de promouvoir également et prioritairement la langue maternelle.suis du cameroun et j’avoue que dans la multitude de langues qui caractérise la richesse culturelle du pays, le fulfulde tient toujours une place importante dans presque tout le nord du pays et dans les grandes villes du cameroun en général; alors même que très peu d’efforts sont faits pour favoriser l’apprentissage de cette langue.

camara

20 mars 2010 à 1:12    


bravo mr sarr,il s’agit d’une affaire grave de la part d’un simple citoyen senegalais sans parler d’un deputé elu par le peuple,je pense c’est aussi grave pour un homme ou femme politiques de s’exprimer une opinion en ignorant l’existance de constitution et des lois qui regient le pays,etre un homme ou femme d’etat demande l’intégrité et de la loyauté je pense que ces qualites font defaut a ce monsieur THIAM samba,je crois que les citoyen senegalais meriteraient mieux que ceux qui les gouvernent aujourd’huit,les individus comme ce monseur thiam ne permettent pas nos etats et nos peuples d’avancer dans la logique de developpement.

Mahamadou Diagayété

5 avril 2010 à 14:01    


Je reprends Camara dans ces termes « les individus comme ce monseur thiam ne permettent pas nos etats et nos peuples d’avancer dans la logique de developpement ». Etant donné que ne peut y avoir de dédevloppement sans paix sociale et entre toutres les composantes notamment ethno-linguistiques, les Thiam et autres, mettent le « développement » dont il parle radicalement, « révolutionarement » en danger réel. Peut-être aussi qu’ ils ont un complexe et une très mauvase connaissance des pays dits développés:il n’ existe au mone aucun pays, aune « nation » ethno-linguistiquement homogène. Monsieur Thiam, Wage et autres n’ ont qu’ à voir de près la géographie socio-culturelle et linguistique des pays du monde.
A mon avis il faut encourager les différences ethno-linguistiques qui reflètent le plus la diversité et la richesse culturelles et les laisser évoluer sans velléïté arbitraire de supprimer telle ou telle langue. C’ est la garantie de la paix et partant du développement = amélioration des conditions de vie des populations.

Mahmoud BA

22 avril 2010 à 12:50    


Je suis un peu en retard sur cette information. J’avais une grande estime pour le député Samba Diouldé Thiam, mais je regrette cette proposition. Effectivement se sont des gens de cette race qui ont empéché l’Afrique de se développer. Je suis professeur à bambey et j’ai fait qlqs voyages en Europe, mais vous ne pouvez pas informer des jeunes dans une langue qui n’est pas maternelle ; car dans la traduction, il y a des difficultés linguistiques. Je n’ai rien contre les autres langues, mes enfants s’expriment bien en woloff, mais il y a des vertus que je véhicule avec leur langue maternelle qui est le puular. Si nous voulons nous développer, il faut créer une conscience collective. Que Dieu nous garde des idées comme celles de ce thiam.

Bacca Bah

18 juillet 2010 à 12:17    


Bravo Mr Sarr. Sammba Dioulde Thiam est habitue de faits. Pour lui c’est la politique qui doit primee sur tout. Et pourtant avant l’Alternance il etait l’un de rares politicients qui defendaients l’galite des lanuges nationales au Senegal. Malheureusement son poste de depute l’a tranforme en griot de Wade. C’est simplement honteux.

wade

18 juillet 2010 à 21:17    


dabord je doit tres sincerement remercier mr sarr de ce brillant detail qu’il vien de mettre a notre connaissance.apres cela ,je croit franchement qu’il est temps de nous poser la bonne question qui est (comment allons nous faire et par ou commencer).nous savons tous que a n’importe quel probleme qui vien le gouvernement interpelle les chefs religieux pour demarche de regulation et mediateur sociale avant d’arriver a la catastrophe.le dernier en date est le brulant probleme de la casamance.et nous savons que si cela ne s’arrette pas,nous aurons a coup sure d’autre casamences au senegal et partout ou il y’a ces problemes de discriminations ethnique.donc la solution serait dinterpeler tous les chefs religieux toutes obediance et confreries confondue afin de savoir leurs positions aussi?car le monde intelectuel n’est pas du coté gouvernemental seulement.s’ ils fond le necessaire,nous saurons en ce moment qui sont nos ennemies;pour ce qui est du reste ce n(est qu’une question de volonté d notre part nous les exclus du systeme. on njaaraama

belly sarr

25 février 2012 à 0:38    


so ar tii haado min niaagiima alla ndewo rokkata makki sal laamo wona haidara ko mbodo yidani biipullotan laamu kono mogio oo ko alla ANNDI KALA KO MOGGI YOO SUBONO EN KO BONI YOO FALONO EN SENE WADI PERGITTE NJAAFODON ALLA HUMMA AAMIIN

fall

29 juillet 2015 à 0:21    


encore un dangereux article dans ce site que je viens de découvir!Le wolof (langue) s’est imposé au sénégal par la force des choses mais certainement pas par la faute des wolofs! Il n’existe aucune discrimination ethnique au sénégal car aucune ethnie n’a le monopole d’un quelconque pouvoir! Votre seul problème,apparemment, c’est le fait que le wolof soit une langue parlée par la majorité des sénégalais. Pourtant, el hadji ndiaye de 2s est pular! Qu’est ce qui l’empêche de ne diffisuer que des émissions en pular dans sa télé?RIEN! S’il fait des émissions en wolof est ce la faute des wolofs?Arrêtez d’être complexés vraiment mes chers amis et acceptez ce que Dieu a fait de la langue wolof.

admin

30 janvier 2017 à 9:02    


L’auteur de cet article est un fervent défenseur des langues africianes y compris le Wolof. C’est aussi un spécialiste de cette langue dont il a créé le clavier. Donc arrêtons de fermer les yeux sur les vrais questions.

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