MAURITANIE: Le dictionnaire Soninké-français de feu Ousmane Moussa Diagana vient de paraitre

12 octobre, 2011 - Envoyé par Ibrahima Sarr - 1 Commentaire - Lu 5970 fois.

Moussa Diagana (1951-2001)

L’ouvrage sur lequel travaillait l’écrivain mauritanien Ousmane Moussa Diagana avant sa disparition en août 2001 vient d’être publié chez Karthala. Il s’agit d’un dictionnaire soninké-français paru ce 5 octobre 2011 et mis en vente au prix de 26€. En voici la description faite par l’éditeur :

Les Soninké forment une communauté dont l’histoire prestigieuse remonte au Ghana des chroniqueurs arabes et au Wagadou de la tradition orale. Aujourd’hui, ils vivent principalement dans les pays suivants d’Afrique de l’Ouest : Mali, Mauritanie, Sénégal, Gambie, mais aussi Burkina Faso et Guinée. Leur nombre atteindrait le million de locuteurs. Selon les ethnies avec lesquelles ils cohabitent, ils sont désignés différemment. Entre eux, ils n’utilisent que l’appellation de « soninké » de façon générale. La langue soninké, classée parmi les langues mandé de la famille Niger-Congo, connaît quatre principaux dialectes entre lesquels il existe une intercompréhensio quasi totale. C’est principalement à Kaédi (Mauritanie) qu’Ousmane Moussa Diagana a mené ses enquêtes linguistiques. Le présent dictionnaire, qui compte plus de 5800 entrées, est une contribution capitale à la lexicographie du soninké.

Ousmane Moussa Diagana est né en 1951 à Kaédi (Mauritanie) et est décédé brutalement à Nouakchott le 9 août 2001. Après des études de lettres au Maroc, il s’était inscrit à Paris (Université René-Descartes) pour des études de liguistique qui le conduiront jusqu’au doctorat d’Etat en 1984.

(Source: www.kassataya.com)

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1 commentaire

Ibrahima Sarr

12 octobre 2011 à 12:10    


Eh bien voilà une bonne nouvelle pour tous les habitants du fleuve! Nos langues contituent un rempart si négligé contre l’acculturation, la domination et la marginalisation.
Si nous avons tant de problèmes notamment en Mauritanie, c’est que nous avons trop négligé nos langues au profit des langues étrangères!
Mon ami Docteur TOKA DIAGANA ne me démentira pas, nos amis Soninké sont encore à la traine dans ce domaine, je parle bien sûr de tous ceux qui se suffisent à écrire et à philosopher dans le confort de la langue de Molière au détriment d’un apprentissage du Soninké!

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