MUSIQUE: Abou Diouba Deh, 33 ans sous les feux des projecteurs!

25 juillet, 2012 - Envoyé par Ibrahima Sarr - 2 Commentaires - Lu 12972 fois.

Abuu Jubaa

Abou Diouba (Natal Cridem)

Invité de la deuxième édition de la Nuit du Fouta qui a eu lieu le 11 juillet et de l’artiste Ndèye Coumba Dia, lors de ses soirées du 5 et 6 juillet, Abou Diouba Deh a renoué avec le public de Nouakchott, après des années d’absence. Le 15 septembre prochain, à Dakar, puis, une semaine, plus tard, à Nouakchott, il va célébrer ses 33 ans de chansons.

Une belle manière pour lui d’amorcer son retour en force autant au Sénégal qu’en Mauritanie qui lui a tant donné sur le plan musical et relationnel. En attendant, on va remonter la pente de son parcours musical et personnel fait de succès, de mélancolie et de drame personnel.

Né en 1968 à Ndiayène-Wadabé, à Podor, dans le nord du Sénégal, Abou Diouba Deh a passé sa jeunesse dans cette localité, avant d’aller à la conquête d’autres rivages plus prometteurs, accompagné de son éternel acolyte Djiby Baidi Dia. Dès ses premiers pas dans la chanson, il accompagnait de grands joueurs de Riti (une sorte de violon traditionnel à une ou deux cordes) tel que Mamadou Tobi qui a nourri sa pensée.

Cet auteur-compositeur-guitariste a apporté une nouvelle identité à la musique Peule dont le plus grand promoteur reste Baba Maal. En 1979, avide de rencontres et de découvertes, le jeune chanteur voyage en Mauritanie pour la première fois, y développe très rapidement des relations amicales et fraternelles. Loin des sentiers battus de son village natal, Abou Diouba Deh sillonne une voie musicale qui lui ouvre les portes de la notoriété notamment en Mauritanie où il ne se passe pratiquement pas un mois sans qu’il ne se produise.

Aujourd’hui encore, sa voix résonne toujours à l’ancienne maison des jeunes de Nouakchott, à l’arrêt des bus du 5e arrondissement, à Kiffa, Nouadhibou, Kaédi, Boghé, Zouerate… Une étoile est née. Petit à petit, Abou Diouba Deh devient une voix parmi les voix de la musique sénégalaise. Sa voix transcende désormais les frontières du Sénégal et de la Mauritanie. Il voyage en Gambie, en Côte d’Ivoire, en France, au Mali, au Bénin, au Congo, au Gabon, en Belgique, en Espagne, à Togo, au Pays-Bas…

Coup sur coup, il enchaîne des sorties d’albums à succès qui suscitent de véritables clameurs d’admiration auprès de son public. On doit à cette voix hors-pair, Poulo Gaynaako (1992), Bélé Ndenndi (1995), Tendoungal Toro (1996), Adaajiimen (1998), Dimo (2000), Guido Léñol (2002) et Yéwendé (2003).

Puis, il est frappé par des disparitions dramatiques. D’abord, celle de sa femme, Fatimata Haidara en 2003. En 2005, il perd également son père, Diouba Deh. Des pertes qui le marqueront à fers rouges et dont il aura dû mal à faire le deuil. La même année, il se marie, à Nouakchott, à une mauritanienne. Nait de cette union un garçon.

Néanmoins, son cœur continuait à se briser en mille morceaux. Son génie musical semble l’avoir quitté puisqu’il montre des airs de n’avoir plus goût à la vie et à la musique, après cette succession de drame. Aujourd’hui, Abou Diouba Deh s’est mis dans une posture définitive de relancer sa carrière musicale, a conçu une nouvelle démarche artistique pour prendre sa revanche sur la vie.

A ce propos, il confie avoir mûri l’idée d’organiser un festival qui va réunir des artistes sénégalais et mauritaniens qui chanteront pour l’unité, la paix et la fraternité. Une manière pour lui de pérenniser son rôle de tête de pont entre le Sénégal et la Mauritanie qu’il a toujours défendu dans ses paroles, gestes et chansons.

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Babacar Baye Ndiaye

(Source: Cridem.org)

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2 commentaires

ba alassane

4 juin 2013 à 21:04    


banndiraabe jettoode ngoodani jom baawde nde o wadi en fulbe ko huunde nde weebaani wonde pullo refti heen ko eden poti ummaade ndaroden no feewi ngam so en teskiima hono men heewde e aduna alaa kono eden keedi caggal no feewi fotaa wonde so en jeewi anndube en jeewi jaambareebe hono fulbe alaa ko tagi enen eden keeda caggal etee ngannden gedal heptete niaagetaake keben gedal men ko duum woni goonga. on njafoo so tawi won ko feewaani e binndam walla e miijam

Ba Amadou

8 mai 2016 à 1:09    


Mi salmini moni kala inde mum e yetode mum
baandirabe ngandee koy nibere nde ngonode e
mum nde hankadi jaama mum jeengu ine badi
ko weetata nuum noon bandirabe ngere mbaten
hakiillaji e koyeemen tinoden e demngall
men e addajimen tiinondirren e koyemen njagondiren haa tiida yoo koye men buuran en goduum baamten lenol men min dey ko dum woni yiyande am heen wasalam so tawi won ko maki en njafodon ko juumre tan ngandon ko kuudol mo wona jangudo pulaar no fewi on njarama

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